Selon l'association SOS Femmes, au moins deux millions de femmes sont victimes de violences conjugales en France et 400 meurent chaque année sous les coups de leur conjoint, soit plus d'une femme par jour.Si on ne leur en parle pas directement, les femmes ne disent habituellement pas à leur médecin qu'elles sont maltraitées craignent des représailles, qu'elles ont honte de leur situation ou qu'elles ont peur que le médecin ne respecte pas le secret professionnel. Certaines études laissent croire que ces sentiments peuvent être plus présents si le médecin connaît le partenaire de la femme Voici quelques exemples de questions directes :
« Avez-vous peur de votre partenaire? »
« Votre partenaire vous a-t-il déjà obligée à avoir des relations sexuelles contre votre gré? »
« Parfois, des gens ont des blessures comme celles-là parce que quelqu'un les a frappés : est-ce que quelqu'un vous a frappée? »
En pratique
Soyez vigilant en ce qui concerne la violence faite aux femmes.
Posez des questions simples.
Exercez votre jugement clinique pour choisir entre des questions directes ou indirectes.
S'il y a des enfants à la maison, posez des questions pour savoir s'ils sont maltraités.
Montrez de l'empathie.
Ne portez pas de jugement.
Interviewez la femme seule, si c'est possible, et dans un contexte confidentiel.
Abordez le sujet par une phrase bienveillante (p. ex., « Vos blessures m'inquiètent. »).
Informez la patiente que l'information restera confidentielle à moins qu'il y ait une obligation légale de la divulguer. L'expérience montre que les chances d'arréter l'escalade de la violence familiale nécessite de réagir le plus tôt possible et de "débanaliser" ces attitudes. On peut craindre en effet que trop souvent le fils agit comme il a vu son père le faire malgré la souffrance qu'il a pu ressentir dans son enfance. La violence conjugale, ou violence domestique est un véritable problème de santé publique : elle concerne 1 femme sur 5 et a de nombreuses conséquences sur l'état de santé des femmes qui en sont victimes et de leurs enfants. Cela représente 4 millions de femmes en Europe.
La violence conjugale à l'encontre des femmes représente plus de 95 % des cas.